LIEU :
Académie de Danse Yantra
16 b, rue de la Cuve
1050 Bruxelles
Tel : 02-646-25-64
www.academieyantra.be

COURS DE DANSE :

Mercredi                                                                                                       
Cours Niveau 1 : 18h30-20h30                                                               
                                                                                                                       

Lundi – Mercredi                                                                                          Samedi
Cours Niveau 2 : 19h30-20h30                                                                  Cours Niveau 2 : 12h30-13h30 
Cours Niveau 3 : 20h30-21h30                                                                  Cours Niveau 3 : 13h30-14h30

ATELIER DE VOIX :
Mercredi : 18h30-19h30
Jeudi : 18h30-19h30

LE PROFESSEUR :

Martin Zam Ebale, danseur chorégraphe et chanteur:

Né en 1968, Martin Zam Ebale (Zam) apprend à danser et à chanter aux côtés de sa mère et de sa grand-mère qui lui enseignent la méthode de l’éveil des cinq sens au service de la voix. En 1988, Ebale Zam est découvert par Jack Deck (Belgique) qui le pousse à créer sa première barre de danse en introduisant les recherches d’Alphonse Tierou et Zab Maboungou à ses propres acquis qu’il cherche à synthétiser. C’est ainsi qu'il crée la compagnie « Nyanga Dance » au bout de 5 ans. Les créations d'Ebalé Zam lui valurent de nombreux prix dont le premier prix de l'Excellence dans le cadre du Festival International du Folklore en Italie, l'Epi d'Or de la danse au FENAC 98 et le prix spécial du Jury Sanga 1999. Il reçoit aussi le prix d'encouragement du jury lors des troisièmes Rencontres de la création chorégraphique d'Afrique et de l'océan Indien avec Ezezam ou le vice, «une pièce fraîche et pleine d'humour» (hebdomadaire L'autre Afrique).
La bourse de la francophonie qu’il reçoit en 1998 lui permet de poursuivre ses recherches sur les danses africaines et leur synthèse, en étudiant leurs liens et leurs nuances influencées par le conditionnement de l’environnement de chacun. Ebale Zam entre ensuite au Ballet National du Cameroun où il apprend les danses des dix provinces du Cameroun. Il est alors découvert par Olivier Poivre d'Arvor, Directeur de l'Association Française à l'Action Artistique et récompensé par le prix de "Lauréat 2000" discerné par l'AFAA (Association Française à l'Action Artistique) à un jeune créateur, toutes disciplines confondues, pour l'Afrique et l'Occident Indien, dans le domaine socio-culturel. Le projet « Culture de Quartier » reçut également le soutient de l'UNESCO.

En arrivant en Belgique en 2000, il est aussi indirectement imprégné de l’aura de Béjart par le biais de Menia Martinez, partenaire de danse de Nouriev et danseuse étoile de Béjart, dont il suit l’entrainement en danse classique pendant 15 ans.

Approche artistique et pédagogique:

L’approche artistique de Zam repose sur une recherche de synthétisation des différentes sources d’inspirations du chorégraphe, de ses racines ancestrales et culturelles à ses rencontres, ses maîtres et ses voyages. Il aborde les thèmes de la féminité, de la voix liée au mouvement, du rituel et enfin du métissage.

Plusieurs étapes ont marqué sa démarche et son processus de synthétisation: 

  1. la synthèse des danses de l’éthnie Fang dont il est originaire;
  2. la synthèse des danses africaines;
  3. l’introduction de l’essence africaine dans la dynamique contemporaine.

Dans un article de l'hebdomadaire L'Autre Afrique de 1999, Martin Ebale Zam expliquait: «Ce que l'on appelle danse contemporaine, c'est l'expression de ce que nous sommes, nous autres, Africains d'aujourd'hui vivant dans un environnement constituéde références ànos ancêtres, mais aussi de nos voyages ».

En tant que pédagogue, Ebale Zam fait une synthèse entre le rituel, la philosophie, la douceur, la fermeté et l’efficacité. Il travaille sur l’optimisation du mouvement en dépensant le moins d’énergie possible pour un impact fort.



La philosophie pédagogique de Zam se base sur l’éducation créatrice de valeurs propres à un éducateur japonais des années 30. Le philosophe bouddhique Josei Toda prônait l’éveil du potentiel illimité de ses élèves tout en les valorisant et en les inspirant de devenir des modèles de comportement humain pour bâtir une société harmonieuse.




La pédagogie de Zam cherche ainsi à valoriser chacun en inspirant un travail d’écoute de soi par l’apport du poids de son corps comme instrument pour la danse. Sa technique est transgénérationnelle et unisexe.

Le cours se compose d’un échauffement basé sur la technique contemporaine suivie d’une barre structurée pour éveiller l’écoute de soi par des exercices de coordination de bras et jambes et de relâche. Il développe ensuite une chorégraphie, des traversées puis une transe finale.